Beaucoup de montréalais attendent la sortie de « Mile End Kicks », un film du réalisateur Chandler Levack avec Barbie Ferreira dans le rôle principal, comme on attend d’aller boire un verre ou dix avec nos anciens colocs d’université.
La comédie romantique se déroule en 2011 dans le Mile End de Montréal, en été – le pic du petit bonheur montréalais, dans le quartier le plus cool, pendant les mois chauds les plus excitants -et dangereux- de l’année.
« Grace Pine, une critique musicale torontoise de 24 ans, déménage à Montréal à l’été 2011 dans le but d’écrire un livre sur Jagged Little Pill d’Alanis Morissette. Ses plans seront bousculés lorsqu’elle tombe amoureuse de deux membres du même groupe de rock indépendant en difficulté, et se promet de devenir leur attachée de presse. Grace est alors aux prises avec l’obsession romantique et la recherche de sa voix en tant qu’écrivaine. Le film rend hommage à la scène musicale du Mile End qui a donné naissance à des artistes comme Mac DeMarco, Arcade Fire et Grimes. » – Entract Films
Le film, deuxième du réalisateur après le très aimé « I like Movies » (2022), sortira dans les cinémas du Québec le 17 Avril 2026.
Le Mile End, 2011 et la scène musicale indépendante
Si Montréal est considérée aujourd’hui comme un des hubs de la coolitude, de l’innovation du design, de la mode et de la restauration -et, sur TikTok, on a entendu dire que les montréalais étaient les citadins les plus sexy d’Amérique du Nord- c’est en grande partie grâce au rayonnement du quartier le plus cool de la ville: le Mile End.
C’est, incidemment, le quartier de la ville qui est le plus pluriel en termes d’immigration depuis le 19ème siècle, et c’est un quartier créatif dans tous les sens du terme; la construction d’une identité du Mile End -qui ressemble parfois plus à un village qu’à un quartier de grande ville- est en constante évolution.
On s’attend à une bande son exceptionnelle -parce que tous ceux qui habitaient à Montréal en 2011 et qui y habitent aujourd’hui connaît un ou dix musiciens hyper-talentueux qui jouent de la guitare avec les fenêtres ouvertes quand il fait beau.
La scène musicale indépendante, qui est toujours aussi active à Montréal, est hurlante et parfois mal organisée et douce et tout le monde couche avec tout le monde. L’été est loin, mais avec « Mile End Kicks » on a hâte d’une madeleine de Proust qui va aussi un peu goûter comme l’été prochain.