Hier soir l’immense artiste, réalisatrice et chanteuse Alanis Obomsawin était au Musée des Beaux-Arts de Montréal pour le vernissage de la première présentation de la collection du Musée consacrée aux artistes autochtones des confédérations des fleuves et des grands lacs de 1970 à aujourd’hui.
Entre deux bouchées de phoque trempées dans la moutarde jaune, on a pu visiter l’exposition Soleils Levants: l’art des Confédérations des fleuves et des grands lacs en présence de certains des artistes dont les oeuvres, parfois acquises aussi récemment que la semaine dernière, sont rassemblées au 4ème étage du pavillon Claire et Marc Bourgie.
C’est la première exposition d’un cycle d’expositions temporaires qui ont pour visée de poser un regard nouveau (et largement décolonisé) sur l’histoire du Québec et du Canada au Musée des Beaux-Arts de Montréal, suivant l’exposition monumentale de Kent Monkman qui est en vue jusqu’à mars 2026.

Soleils Levants: l’art des Confédérations des fleuves et des grands lacs
C’est avec aisance et simplicité que Léuli Eshrāghi (Tagata Sāmoa), conservateurice des pratiques autochtones au Musée des Beaux-Arts et Katsitsanò:ron Dumoulin Bush (Kanien’kehá:ka), stagiaire en art et design autochtones, introduisent l’exposition.
Dans une historicité et une réalité actuelle que les livres d’histoire d’Éducation Canada ont tendance à oublier, l’exposition s’articule autour des « échanges de nation à nation entre confédérations autochtones » en premier temps. Les relations entre les nations et les communautés française, néerlandaise et britannique sont aussi présentes dans les oeuvres exposées.

Les artistes dont on peut voir les oeuvres de la première exposition du nouveau cycle d’expositions temporaires du 4ème étage sont autochtones et issus des confédérations rotinonhsión:ni, wendat, w8banakiak et des alliances anishinaabeg des fleuves et des grands lacs, en activité des années 1970 à aujourd’hui.
La vision artistique et créatrice de ces artistes sur le territoire, la société et l’histoire paraît, comparée aux portraits de dames poudrées auxquels on a été malheureusement habitués, incroyablement organique.
On recommande d’aller vite voir les oeuvres de cette exposition, parce qu’il y aura une rotation d’oeuvres (à aller revoir) sur les thèmes des mouvements de résistance et de revendications autochtones récents.

Infos Pratiques
Où? au 4ème étage du pavillon Claire et Marc Bourgie, au Musée des Beaux-Arts de Montréal, 1380 rue Sherbrooke Ouest
Quand? du 29 novembre 2025 au 11 octobre 2026, ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h
Combien? 31$ pour les 26 ans et plus, 15,50$ les mercredis soirs, gratuit pour les 25 ans et moins, les membres des communautés autochtones et les personnes handicapées et leur accompagnateur
Bonne visite au Musée des Beaux-Arts!