C’est la petite phrase qui a fait s’étrangler le milieu de la culture cette semaine. En pleine interview, Timothée Chalamet a lâché, sur le ton de l’humour, que l’opéra et le ballet étaient des disciplines dont « plus personne n’en a rien à faire ». Ouch. Si l’acteur franco-américain pensait faire une boutade inaperçue, c’était mal connaître la répartie de nos institutions locales.
La réponse la plus « smooth » est venue directement de chez nous : Les Grands Ballets Canadiens ont réagi sur leurs réseaux sociaux avec un brin d’ironie et beaucoup de classe.
Leur message ? « Agree to disagree, @tchalamet 😏 — Restons-en là, Timothée 😏. »
En montrant l’intensité des répétitions, le talent brut des danseurs, la ferveur d’un public conquis et la machine de guerre qui se cache derrière chaque production, la compagnie rappelle avec élégance que le ballet n’a absolument rien d’une discipline endormie.
Pour ceux qui veulent voir la riposte en action, l’agenda des Grands Ballets ne désemplit pas. La compagnie s’apprête à frapper fort avec The Lake d’Ivan Cavallari dès le 28 mai, une relecture contemporaine du Lac des Cignes qui promet d’en mettre plein la vue à la Salle Wilfrid-Pelletier.
Alors désolé Timothée, mais si tu penses que la danse classique prend la poussière, c’est que tu n’as pas encore mis les pieds à Montréal cette saison. Et pour prouver que la discipline sait se réinventer, il suffit de jeter un œil à Ballet of Lights.
Ici, on revisite les contes de fées avec une touche de modernité et des costumes lumineux qui transforment la scène en une expérience immersive totale. C’est visuel, c’est vibrant, et c’est la preuve que le ballet peut être aussi électrisant qu’un tapis rouge à Hollywood.