Vous avez remarqué que le ciel de Montréal est plus agité que d’habitude, cet été? Plus de tonnerre, de pluie, des journées tellement humides qu’on traîne à l’appart en maillot de bain jusqu’à ce que le soleil se couche, de l’eau trop chaude, de l’eau trop froide.
Tout ça, en plus du temps assez mercuriel qui est caractéristique de l’été montréalais, ça crée une saison estivale assez dramatique en ville. C’est très « petrichor », c’est assez sombre et bouillant, et c’est la faute du « Super El Niño ».
Le « Super El Niño »
D’abord, on doit parler du phénomène météorologique « El Niño ». Après un hiver très très froid, il est revenu dans le ciel montréalais courant Juin 2026.
À cause d’El Niño, l’arrivée de l’été « ressentie » -avec des températures maximales entre 23 et 25 degrés de façon constitante- a été déplacée de la mi-Juin à la fin du mois. On s’en rappelle presque avec nostalgie, maintenant que la partie moite de l’été est arrivée à Montréal.
El Niño, c’est un phénomène météo qui a pour origine une anomalie thermique des eaux équatoriales de l’Océan Pacifique. Le « Super » est une anomalie thermique dépassant les 2 degrés de différence dans l’eau -c’est une version sous stéroïdes du phénomène, qui n’arrive que les 5 ans à peu près.
Pour être très basique, l’air est plus chaud que d’habitude -mais sans directement réchauffer notre air, ça le rend plutôt inégal et chaotique dans ses températures et sa pression atmosphérique.
Et la météo montréalaise des prochains mois?
Le phènomène « Super El Niño » va durer entre 12 et 28 mois.
Pour l’été montréalais, ça veut dire que le temps restera agité. Chaud, mouillé, étouffant puis plus frais, orageux. Pour l’hiver, c’est un poil plus angoissant.
Environnement Canada a déjà déclaré que cette année serait « probablement parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées ». L’hiver sera plus chaud que d’habitude, et le risque de lourdes pluies (à la place de la neige) et de pluie verglaçante sera beaucoup accru.
Mais, à Montréal, on en a vu d’autres. On recommande, par contre, d’investir dans un bon (et beau) parapluie, ou dans un de ces « bucket hats » en tissu poncho. Et, évidemment, dans une bonne paire de bottes de pluie où on mettra des grosses chaussettes en laine.