L’été, pendant plusieurs jours (voire des semaines), il y a quelque chose d’étrange à Montréal. La lumière qui descend des nuages est rouge-orange, pas blanche, et le ciel est laiteux et lourd. On a du mal à respirer, la tête qui tourne et on est amortis, un peu confus et fatigués.
On aurait envie d’une grande gorgée d’eau fraîche mais on peut en boire des litres sans être satisfaits -parce que ce qu’on voudrait vraiment, c’est un grand bol d’air frais.
Ces derniers jours de Juillet 2026, des feux de forêt dévastateurs ravagent la province de l’Ontario – et si pour l’instant la fumée qui s’en échappe colore le ciel de New York en une teinte angoissante d’orange sanguine, il suffira que le vent tourne pour que Montréal soit touchée du même « smog ».
Pour que la qualité de l’air ne nous gâche pas l’été, ou pour ceux qui visitent ne gâche pas les vacances, voici tout ce qu’on sait sur les feux de forêt, l’air montréalais et comment traverser les jours brumeux de la meilleure façon…
« Wildfires », forêt boréale et réchauffement climatique
En 2025, la saison des feux de forêt canadienne (du 1er Mai au 30 Septembre) a été une des pires des dernières décennies, à cause des conditions propices aux feux de forêt: des températures au-dessus des moyennes de saison et des précipitations faibles. Les « wildfires » sont des feux de forêt qui, rapidement, prennent de l’ampleur et détruisent tout sur leur passage; champs secs, villes, arbres assoiffés.
Cette année, en 2026, les conditions sont réunies encore une fois au Canada -et sur la côte Est. Le Premier Ministre Mark Carney écrit;
« Des vagues de chaleur extrêmes et une sécheresse sans précédent sont à l’origine de l’une des saisons de feux de forêt les plus intenses de l’histoire du Canada. Les feux sont particulièrement dévastateurs dans le nord-ouest de l’Ontario, où plus de 10 communautés ont déjà été évacuées.
Face à ces feux dévastateurs, le Canada mobilise toutes ses ressources.
Plus de 5 300 pompiers ont été déployés dans tout le pays. Près de 300 aéronefs sont sur le terrain, qu’il s’agisse de bombardiers à eau, d’hélicoptères ou d’avions d’évacuation. Nous exploitons les données, les drones, les nouvelles technologies et l’imagerie thermique de pointe pour soutenir les efforts de détection et d’atténuation en temps réel.
Au nom des Canadiennes et des Canadiens, je tiens à exprimer toute ma gratitude aux premiers intervenants et aux bénévoles qui sont aux premières lignes. Nous mobiliserons toutes les ressources nécessaires pour assurer la sécurité de la population canadienne. »
-Premier Ministre Mark Carney sur X (@MarkJCarney), le 19 Juillet 2026 à 3h47 du matin

Et la qualité de l’air?
Ces feux de forêt produisent énormément de fumée, pleine de débris et de particules fines. Et chaque fois que le ciel de Montréal tourne du bleu à l’orange, les journaux (nous y compris, on n’a pas la supériorité morale) publient énormément de titres d’articles très angoissants, des one-liners qui nous ont donné envie de nous barricader à l’intérieur et de ne plus respirer… « Vous avez fumé 150 cigarettes hier », « la pire qualité de l’air au monde aujourd’hui » et caetera…
Si ce n’est pas faux que la situation est mauvaise et que la qualité de l’air, c’est extrêmement important pour notre qualité de vie et notre santé, on va se concentrer sur des solutions aujourd’hui, pour conserver notre cool pendant les journées de qualité de l’air diminuée.
Recommendations d’Environnement Canada pour bien respirer quand le ciel montréalais est enfumé par les feux de forêt
Ces recommendations sont effectives pour les jours où il y a une alerte pour la qualité de l’air et la pollution atmostphérique (pas tous les jours de la saison des feux de forêt, et pas tous les jours de l’été).
Ceux qui sont le plus à risque de souffrir de la fumée des feux de forêt qui s’étale en brume orange dans les rues de Montréal, ce sont les gens les plus vulnérables; les jeunes enfants, les personnes agées, les femmes enceintes, les immunosupprimés et les personnes souffrant de problèmes respiratoires.
- Limiter l’exposition à la pollution et aux particules fines
Pour eux, Environnement Canada recommande de limiter le temps passé à l’extérieur (le running club attendra demain) et à l’intérieur, de mettre l’air conditionné où d’allumer un ventilateur et de garder les portes et fenêtres fermées. Un filtre à air conditionné ou un purificateur d’air qui peuvent filtrer les particules fines est aussi recommandé.
- Porter un masque
Même si ça ne nous rappelle pas des bons souvenirs, c’est le moment de ressortir les masques… Les masques N95 homologués par le NIOSH, ainsi que les KN95 et KF94 sont ceux qui sont recommandés par Environnement Canada.
- Boire du thé
C’est pas médical, pas prouvé scientifiquement, mais il y a des herbes et des thés qui sont utilisés depuis des milliers d’années pour aider et améliorer la santé du système respiratoire.
Même si ça n’aide pas à flusher les particules fines nocives qui sont dans la fumée des feux de forêt qu’on respire à Montréal, on peut quand même en faire un thé glacé qui nous donnera l’impression qu’on prend soin de notre famille et de nos amis pendant la saison des feux de forêt.
Ces herbes sont; la menthe poivrée, le gingembre, l’échinacée, l’anis, la racine de pissenlit et l’ortie piquante.