Hier, le vent s’engouffre dans les rues de Montréal avec une force franchement hostile.
Le froid proverbial des chansons de Robert Charlevoix s’est abattu pour la première fois de l’hiver et ça m’a un peu fait tourner la tête. Mais c’est normal, c’est le jour dernière pleine lune de l’année: la Lune Froide.
La saison s’annonce, comme tous les ans, violente. Ma visite au premier studio d’Angélique Dubé, le premier de photographie d’aura au Québec, semble écrite dans les étoiles.
Le studio vient d’ouvrir, fin novembre, et un passage s’y impose pour tous les montréalais qui veulent canaliser -et photographier- leur aura…
Photographie, mystique et recherche scientifique
Le studio Prisma Aura est au 7ème étage d’un immeuble de la rue Sainte-Catherine, et il est lumineux et invitant -pas du tout comme je m’imaginais un studio de photgraphie d’aura. Pas de lourds rideaux de velours, d’encens à la lavande ou de lampes à lave.
Angélique Dubé, la photographe et interprète, me propose de prendre d’abord une photo avant de m’expliquer le processus de sa caméra miraculeuse.
Sa caméra, une d’une centaine en existence dans le monde, est une Coggins. Le modèle, qui n’a pas changé depuis les années 80, a été inventé par Guy Coggins en Californie, où il est encore produit en quantités très limitées.
Coggins s’est inspiré de la recherche des années 30 du couple de scientifiques russes Semyon et Valentina Kirlian -utilisée pour diagnostiquer des maladies chez les plantes à travers une photographie de l’énergie émise par des feuilles coupées.
La caméra qu’il a inventée, et qu’Angélique utilise aujourd’hui au studio, utilise le principe de double-exposition. Ça veut dire que deux images sont enregistrées et qu’elles sont superposées l’une sur l’autre.
D’un côté, un appareil de type Polaroïd prend une photo du sujet sur fond noir. De l’autre, deux récepteurs en argent sur lesquels on pose ses mains enregistrent les données bio-magnétiques du sujet.
Les deux images sont imprimées ensemble, et on obtient un portrait avec son aura qui apparaît en couleurs distinctes. Et le mieux, c’est ce qui vient après…
Aura, énergie et faire confiance
Angélique est bien plus qu’une photographe. Si elle se décrit simplement comme une artiste qui a étudié le yoga et le reiki, son air de sagesse mystique me fait penser à une oracle des anciens textes grecs -avec un blazer et les gratte-ciels de Montréal en arrière-plan.
Elle me parle de mon aura avec une justesse qui est presque thérapeutique, d’énergie comme créatrice d’aura et de la photo comme d’un moment à apprécier avec confiance.
Les auras sont crées par l’énergie de la personne photographiée -qu’elle vienne d’en-dedans, d’en-dehors. Elle peut varier du rouge terre au blanc pur, en passant par le mauve magique et le jaune liberté.
L’intimité mystique qui est créée pendant une séance de photographie d’aura avec Angélique est tellement apaisante que je ne sens (presque) plus le froid qui rougit mes mains quand je sors du studio, dans un chaos citadin caractéristique de Montréal.
Certains voudront revenir à différents moments de leur vie, où aller se faire photographier en couple. On peut aussi, pour un cadeau de Noël vraiment spécial, offrir une séance photo à un.e ami.e. ou à un membre de notre famille qui n’ose pas booker soi-même.
Infos Pratiques
Où? Prisma Aura, au 460 rue Sainte-Catherine Ouest, #706 – compte instagram: @prisma_aura
Quand? du mercredi au dimanche, sur rendez-vous
Comment? pour prendre rendez-vous, on réserve ici ou on envoie directement un mail à Angélique ici
Pour une photo -avec une interprétation de son aura- le prix est de 44$
Pour les duos -pour une photo chacun et une photo ensemble – le prix est de 99$
Merci Angélique. Et on vous souhaite une aura douce aujourd’hui!




