L’asphalte des rues de Montréal est de plus en plus chaude, et ça va être de plus en plus facile de se balader un peu partout en ville pour aller voir des expos.
Avant que l’été arrive, on va voir à Montréal;

Les « autres mondes » de Jakob Kudsk Steensen, ce sont six oeuvres majeures réalisées par l’artiste durant les dix dernières années. L’artiste danois prépare chacune de ses oeuvres avec un travail de recherche écologique de fond, et chacun de ses « mondes » virtuels est ancré dans un environnement en mutation; Bora Bora, des fonds marins volcaniques, des sources géothermiques.
Les installations son-et-vidéo de l’artiste utilisent les mouvements saccadés des jeux vidéo, on peut se balader dans les mondes irréels en réalité virtuelle ou en s’asseyant devant des vidéos ré-animées. Les fonds sous-marins sont digitalisés.
Pour parler du tourisme, Kudsk Steensen a créé une vidéo d’exploration d’un resort tropical idyllique abandonné qui bouge comme un jeu d’ordinateur des années 2000 et qu’on regarde, vaguement nauséeux, assis sur un transat.
Chaque nouvelle oeuvre dans laquelle on s’immerge est comme une pièce d’un univers dystopique et ultra-coloré qui est le miroir sublimant de notre monde en perdition. Et au fur et à mesure, les autres mondes se fondent avec la réalité -et c’est de plus en plus beau.
Pour plus d’informations, c’est sur le site web de PHI – ici
L’expo de Paola Pivi, présentée par PHI et la commissaire invitée Kanika Anand de Calgary Contemporary, est moitié-conte de fées et moitié-installation satirique du monde moderne.
On peut se glisser au milieu d’une pile de matelas colorés, comme ceux sur lesquels s’est couchée la princesse au petit pois dans le conte pour enfant. Ils sont en velours, suspendus -on peut s’allonger entre ceux du dessous et ceux du dessus en mettant des gants et des protège-chaussures en plastique.
Dans une pièce à part, une maisonnette est construite en métal et à l’intérieur, des images passent rapidement sur des écrans de télé. Une voix, en anglais puis en français, énonce des mensonges comme des réalités; Nous savons tout – Le génocide est impossible – ICE is a well-known child protective service – No lies were ever told about Covid.
L’expo est très peu expliquée et on peut se balader dans le monde semi-plastique de Paola Pivi comme dans une expo de pop-art conceptuel des années 90. On peut penser aux contes de fées, aux tirades satiriques des personnages des romans de Don Delillo, aux chaînes de télé 24h/24, aux trolls des réseaux sociaux, aux cartes postales de vacances. On peut aussi juste se demander; qu’est-ce que cette sculpture fait à mon cerveau reptilien?
Pour plus d’informations, c’est sur le site web de PHI – iciBiennale d’Art Contemporain Autochtone (BACA) à la Galerie Art Mûr

La Biennale d’Art Contemporain Autochtone (BACA) va présenter les oeuvres de vingt artistes autochtones originaires de partout dans le monde -Guatemala, Suède, Aotearoa/Nouvelle-Zélande, Mexique, Nigéria- et s’articuler autour de la couleur. Le titre de cette édition de la BACA, c’est Traverser le Territoire. La couleur n’est pas neutre.
La couleur est minérale, originaire de la terre et représentative du territoire, mais aussi comme créatice de cosmologies sacrées, comme geste cérémonniel et comme arme et motif de résistance. Pour plus d’informations, c’est ici
Cette édition de la BACA s’étirera d’avril 2026 à février 2027 dans cinq villes du Québec : Montréal, Drummondville, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe et Rimouski.
Quand la parole se fait douce de Keerat Kaur au Musée des Beaux-Arts de Montréal

31$ pour les 26 ans et plus, 15,50$ les mercredis soirs, gratuit pour les 25 ans et moins, les membres des communautés autochtones et les personnes handicapées et leur accompagnateur
L’expo de l’artiste Keerat Kaur est profondément ancrée dans son enfance dans le gurdwara -un lieu de culte, de rassemblement et d’apprentissage sikh. Son travail raconte le concept de mithi boli (« douce parole » en pendjabi), qui est au cœur de la pensée sikhe, avec des couleurs pastel et des espaces de rêve.
pour plus d’informations, c’est ici
Le centre de l’Annuel de Design de l’UQAM, dont c’est la 12ème édition cette année, c’est une exposition qui rassemble le travail de près de 250 élèves finissants de l’École de Design et de l’École Supérieure de Mode de l’université.
Ça se passe au Pavillon du Design de l’UQAM, une construction de verre et de métal de six étages qui a été récompensée en Avril 2026 par le Prix du XXème siècle, remis par l’Institut Royal d’Architecture du Canada (IRAC).
Les six étages du pavillon seront transformés en espace d’exposition pour les oeuvres et travaux des élèves des programmes de baccalauréats en design graphique et expériences visuelles, en design de l’environnement, en gestion et design de la mode, en design d’événements et de la maîtrise en design de l’environnement.
En plus de l’expo, il y aura un défilé de mode des élèves de l’École Supérieure de mode de l’UQAM, le lancement d’un livre sur les femmes architectes et d’un magazine centré sur le design et l’architecture.
On shelves, in stacks, scattered de Jessica Wee à McBride Contemporain

L’expo solo de l’artiste Jessica Wee explore la nature morte traditionnelle coréenne et les thèmes d’identité et de surréalisme contemporain.