Ça y est, les vacances d’été sont finies, et Montréal se remplit d’étudiants, et les finance bros remettent leurs costumes BOSS -et on retourne tous au bureau.
L’automne va aussi amener une des plus belles saisons du Québec; les couleurs. C’est quand les feuilles dans les arbres deviennent jaunes, rouges et oranges – et quand les rues sentent bon le pumpkin spice latte.
Après la balade en forêt et le champ de citrouilles, on propose un weekend (peut-être le weekend de l’Action de Grâce) sur une île sublime et pleine d’histoire et de mystère.
Elle est un peu loin de Montréal -presque 5h de route- mais l’Isle-aux-Coudres vaut vraiment le détour. Si vous visitez Québec, c’est beaucoup plus près, à 1h50min de route…
C’est une de ces îles où le temps s’est arrêté, et où une aura de légende règne.
L’Isle-aux-Coudres
Techniquement, « Isle-aux-Coudres » c’est la municipalité qui est située sur l’île-aux-coudres.
L’île, qui fait 10km de longueur et 4km de largeur, est au milieu du Fleuve Saint-Laurent -entre Baie Saint-Paul et Les Éboulements. Elle est en face de Charlevoix, qui est aussi une des plus belles régions du Québec.
On peut y accéder par traversier ou par avion, mais le plus simple est de monter sur le bateau depuis Charlevoix et d’apprécier la vue jusqu’à l’île.
On peut y aller en voiture, mais on recommande de ramener son vélo; on peut faire le tour de l’île (à peu près 23km) à bicycle très facilement pour tout voir. Il y a le moulin, les fermes, un itinéraire de 2 jours en cliquant ici. Et, évidemment, il y a un pit stop à la mystérieuse Roche Pleureuse…
Légende de l’Isle-aux-Coudres: La Roche Pleureuse
Près d’une des rives rocheuses de l’île-aux-coudres, il y a une grosse roche qui « pleure ». De l’eau en coule en permanence, toute l’année, et en plus de l’oddité géologique (qui a été rapidement debunked quand on a trouvé un petit trou d’où l’eau coule) de ce point de vue, il y a une légende locale qui explique l’inexplicable…
Voilà la légende;
« Cet été-là, en 1805, Charles Desgagnés, à la tête de ses hommes de mer, allait entreprendre plus tôt que d’habitude son voyage vers les « vieux pays »; il voulait être revenu à l’Isle-aux-Coudres vers les derniers beaux jours de septembre pour se marier. À la fin de mai, son trois-mâts chargé de bois carré était prêt pour le départ. Après une soirée passée à danser, les membres de l’équipage faisaient leurs adieux..
La fiancée de Charles, elle, passa l’été à préparer le logis déjà construit sur la pointe de l’île, puisque c’est là qu’ils iraient habiter après leur mariage. À la fin de septembre, son trousseau était terminé et elle commençait à trouver le temps long. Pas un après-midi ne se passait sans qu’elle n’aille s’asseoir sur une pierre en bordure de la mer. Le soir, elle revenait lentement chez son père qui lui répétait que certains voiliers aux prises avec une mer sans vent mirent encore plus de temps à faire le voyage.
Quand le temps se fut refroidi et que les volées d’outardes eurent fini de passer au-dessus de l’île, Louise dut se contenter de scruter la mer par la fenêtre du pignon.
Ce fut un long hiver sans divertissement et dès que les glaces disparurent, elle prit l’habitude de passer tout le jour sur la pointe de l’île, pleurant et se racontant ses peines à voix basse. Un soir de mai, Louise ne rentra point chez elle.
Pendant plusieurs jours, tous les habitants se mirent à sa recherche. Un matin, enjambant de hautes touffes d’herbes de mer, son père s’arrêta longuement à regarder une grosse pierre entourée de fleurs sauvages sous laquelle s’échappait un filet d’eau. Après avoir posé sa tête sur le grand caillou, il fit signe aux hommes de regagner leur logis.
Louise, transformée en pierre, pleure depuis lors, en toutes saisons, son fiancé perdu en mer. » – Municipalité de l’Isle-aux-Coudres
Et aussi… à visiter sur l’Île-aux-Coudres
Les Moulins de l’Île-aux-Coudres
L’île, en plus d’un passé historique qui remonte aux débuts de la colonisation, est aussi connue pour ses moulins. De mi-mai à mi-octobre, on peut même les visiter.
Ce sont des moulins à grains (farine de blé, sarrasin et seigle) et on peut suivre un atelier autour de la farine fraîchement moulue, où en ramener à la maison!
Où? 36 Chemin du Moulin, Île-aux-Coudres
Quand? du 16 mai au 13 octobre 2025, de 10h à 17h
Combien?
ADULTE : 13,92 $
BAMBIN (5 ans et moins) : GRATUIT
ENFANT (6 à 15 ans inclus.) : 6,96 $
FORFAIT FAMILLE I: 29,79 $
(2 adultes et 1 enfant)
FORFAIT FAMILLE II: 34,79 $
(2 adultes + 2 enfants et plus)
PERSONNE À MOBILITÉ RÉDUITE : 7 $ (gratuité à l’accompagnateur)
Cidrerie et Vergers Pedneault
La saison des pommes commence… et les vergers Pedneault, une entreprise familiale productrice de pommes depuis 1918, est un des plus beaux endroits pour en ramasser.
On peut faire de l’autocueillette, goûter des cidres, et ramener à la maison du sel de rose (on ne sait pas ce que ça goûte, mais on est vraiment intrigués).
Où? 75 Chemin de la Traversée, Isle-aux-Coudres
Quand? ouverture de l’autocueillette le 30 août 2025, ouvert les jours de semaine de 10h à 16h30 et les weekends de 9h à 16h30
Combien? on paye selon ce qu’on cueille, EN ARGENT COMPTANT SEULEMENT
Bonne visite sur l’île-aux-coudres!



