Les vacances d’été sont presque finies, et avec un bang cosmique le mois d’Août nous plonge dans une réflexion assez mystique. Les derniers longs après-midis de l’été sont un peu plus romantiques, un peu plus profonds et un peu plus mystérieux. On a envie de lire à l’ombre, d’aller voir des films d’horreur au cinéparc et de s’éloigner loin, loin de l’asphalte brûlant de la ville.
L’automne va bientôt amener une des plus belles saisons du Québec; les couleurs. C’est quand les feuilles dans les arbres deviennent jaunes, rouges et oranges, et que la région devient un miracle de livre d’histoires.
Certaines de ces histoires, ce seront les légendes du coin. Et, sur l’Île-aux-Coudres, les légendes sont les plus romantiques du Québec. Pour un long weekend, peut-être celui de l’Action de Grâce ou, avant la fin de l’été, pour la Fête du Travail, on va se balader sur l’île mystérieuse au milieu du Fleuve Saint-Laurent.
On n’oublie pas ses bottes de pluie, son carnet de notes ou son journal intime, son appareil photo et sa capacité pour la romance.
L’ÎLE-AUX-COUDRES
Techniquement, « Isle-aux-Coudres » c’est la municipalité qui est située sur l’île-aux-coudres.
L’île, qui fait 10km de longueur et 4km de largeur, est au milieu du Fleuve Saint-Laurent -entre Baie Saint-Paul et Les Éboulements. Elle est en face de Charlevoix, qui est aussi une des plus belles régions du Québec.
On peut y accéder par traversier ou par avion, mais le plus simple est de monter sur le bateau depuis Charlevoix et d’apprécier la vue jusqu’à l’île.
On peut y aller en voiture, mais on recommande de ramener son vélo; on peut faire le tour de l’île (à peu près 23km) à bicyclette très facilement pour tout voir. Il y a le moulin, les fermes, un itinéraire de 2 jours en cliquant ici. Et, évidemment, il y a un pit stop à la mystérieuse Roche Pleureuse…

LA ROCHE PLEUREUSE
Près d’une des rives rocheuses de l’île, on passe à côté d’une grosse roche qui « pleure » mystérieusement.
De l’eau en coule en permanence, toute l’année, et en plus de l’oddité géologique (qui a été rapidement debunked quand on a trouvé un petit trou d’où l’eau coule) de ce point de vue, il y a une légende locale qui explique l’inexplicable…

« Cet été-là, en 1805, Charles Desgagnés, à la tête de ses hommes de mer, allait entreprendre plus tôt que d’habitude son voyage vers les « vieux pays »; il voulait être revenu à l’Isle-aux-Coudres vers les derniers beaux jours de septembre pour se marier. À la fin de mai, son trois-mâts chargé de bois carré était prêt pour le départ. Après une soirée passée à danser, les membres de l’équipage faisaient leurs adieux..
La fiancée de Charles, elle, passa l’été à préparer le logis déjà construit sur la pointe de l’île, puisque c’est là qu’ils iraient habiter après leur mariage. À la fin de septembre, son trousseau était terminé et elle commençait à trouver le temps long. Pas un après-midi ne se passait sans qu’elle n’aille s’asseoir sur une pierre en bordure de la mer. Le soir, elle revenait lentement chez son père qui lui répétait que certains voiliers aux prises avec une mer sans vent mirent encore plus de temps à faire le voyage.
Quand le temps se fut refroidi et que les volées d’outardes eurent fini de passer au-dessus de l’île, Louise dut se contenter de scruter la mer par la fenêtre du pignon.
Ce fut un long hiver sans divertissement et dès que les glaces disparurent, elle prit l’habitude de passer tout le jour sur la pointe de l’île, pleurant et se racontant ses peines à voix basse. Un soir de mai, Louise ne rentra point chez elle.
Pendant plusieurs jours, tous les habitants se mirent à sa recherche. Un matin, enjambant de hautes touffes d’herbes de mer, son père s’arrêta longuement à regarder une grosse pierre entourée de fleurs sauvages sous laquelle s’échappait un filet d’eau. Après avoir posé sa tête sur le grand caillou, il fit signe aux hommes de regagner leur logis.
Louise, transformée en pierre, pleure depuis lors, en toutes saisons, son fiancé perdu en mer. » – Municipalité de l’Isle-aux-Coudres
NOS ADRESSES SUR L’ÎLE-AUX-COUDRES
LES MOULINS
L’île, en plus d’un passé historique qui remonte aux débuts de la colonisation, est aussi connue pour ses moulins. De mi-mai à mi-octobre, on peut même les visiter.
Ce sont des moulins à grains (farine de blé, sarrasin et seigle) et on peut suivre un atelier autour de la farine fraîchement moulue, où en ramener à la maison!

Où? 36 Chemin du Moulin, Île-aux-Coudres
Quand? de mi-Mai à mi-Octobre, de 10h à 17h
Combien?
ADULTE : 13,92 $
BAMBIN (5 ans et moins) : GRATUIT
ENFANT (6 à 15 ans inclus.) : 6,96 $
FORFAIT FAMILLE I: 29,79 $
(2 adultes et 1 enfant)
FORFAIT FAMILLE II: 34,79 $
(2 adultes + 2 enfants et plus)
PERSONNE À MOBILITÉ RÉDUITE : 7 $ (gratuité à l’accompagnateur)
CIDRERIE ET VERGERS PEDNEAULT
La saison des pommes commence à la fin de l’été, et bat son plein jusqu’à ce que les feuilles tombent. Pour en cueillir sur l’île, on recommande d’aller aux vergers Pedneault, une entreprise familiale productrice de pommes depuis 1918, est un des plus beaux endroits pour en ramasser.
On peut faire de l’autocueillette, goûter des cidres, et ramener à la maison du sel de rose – le sel le plus romantique qu’on peut imaginer.

Où? 75 Chemin de la Traversée, Isle-aux-Coudres
Quand? ouverture de l’autocueillette le 30 août 2025, ouvert les jours de semaine de 10h à 16h30 et les weekends de 9h à 16h30
Combien? on paye selon ce qu’on cueille, EN ARGENT COMPTANT SEULEMENT
LA FABRIQUE DE L’ISLE
Un café, un déjeuner et une pause dans le très joli verger de ce café-resto-boutique-galerie, c’est l’arrêt parfait. On mange une soupe et une part de gateau, et on boit un matcha ou un café sourcé localement.

Où? Fabrique de l’Isle, au 3415 Chemin des Coudriers, L’Isle-aux-Coudres
Quand?
Mai à Octobre
Ouvert 7/7
8h30 à 16h30