Le pavillon Liliane et David M. Stewart, qui est juste derrière le plus petit des deux bâtiments du Musée des Beaux-Arts de Montréal sur la rue Sherbrooke, est un miracle en béton et en verre qu’on avait presque oublié.
Après trois ans de rénovations, c’est là que le Musée rouvre son Pavillon d’Arts Décoratifs et du Design, et on a pu aller le visiter avant sa réouverture ce samedi 13 septembre 2025…

Le Musée des Beaux-Arts, les arts déco et le renouveau
On est dans une pièce inondée de lumière, au deuxième étage du pavillon Liliane et David M. Stewart, et les rayons du soleil sont verts à travers les baies vitrées. Stéphane Aquin, le directeur du Musée des Beaux-Arts (MBAM), commence par une leçon d’histoire muséale.
En 1916, le Musée des Beaux-Arts, à l’initiative de Frederick Cleveland Morgan, a commencé à collectionner des objets décoratifs et de design. En 1997, quand le Musée a déménagé sur la rue Sherbrooke, les collections sont montrées sur des présentoirs pensés par l’architecte canadien Frank Gehry.

En 2000, Liliane Stewart lègue la collection entière du Musée des Arts Décoratifs de Montréal au MBAM, dans le pavillon où on va redécouvrir la collection cet automne. Aujourd’hui, c’est une des collections d’arts décoratifs et de design les plus riches en Amérique du Nord, et une des plus complètes au monde.
Ça arrive 25 ans après le don de Stewart, et pour sa réouverture le le Musée des Arts Décoratifs, le Musée a appelé l’historienne du design Rachel Gotlieb pour construire une exposition exceptionnelle où, comme dit Stéphane Aquin, « on a déplacé le soleil au coeur de l’édifice« .
Le Soleil de Dave Chihuly est placé au centre du pavillon, et on le voit de tous les angles et sur les deux niveaux de l’exposition, un contraste brillant et étrangement rassurant au milieu de l’architecture brutaliste du lieu.

« 600 ans d’arts décoratifs et de design »
Rachel Gotlieb a choisi 800 pièces parmi les quelques 24 000 de la collection du Musée des Beaux-Arts. Elle parle de « l’énormité de la tâche » et du sentiment d’être un enfant lâché dans une confiserie – « like a kid in a candy store ».
Le pavillon, en résultat, est une présentation de trésors retrouvés; des camaïeus anciens, des chaises alambiquées en pvc, des téléviseurs portatifs, des soupières en métal miraculeuses.

Les oeuvres et objets sont arrangées pas par décennie (le genre d’organisation à laquelle on s’attendrait pour une exposition de design « classique ») mais par thème. Transport, hygiène, bureau… L’expo est « transculturelle et transhistorique ».
La place d’honneur est réservée aux designers et artistes québécois et canadiens, dont Julien Hébert et le design original de « Terre des Hommes », le thème de l’Expo 67 qui fait toujours de Montréal une des villes les plus fantasmagoriques du design international. Dans une des vidéos projetées sur les murs du pavillon, il explique comment il l’a créé…
On vous laisse découvrir le reste du pavillon vous-mêmes; le 13 septembre, pour sa réouverture officielle, l’entrée est complètement gratuite!
Infos pratiques
Où? Pavillon Liliane et David M. Stewart, 3410 Avenue du Musée
Quand? réouverture le samedi 13 septembre 2025
Comment? gratuit le samedi 13 septembre 2025 / et après, 31$ pour les 26 ans et plus, 15,50$ les mercredis soirs, gratuit pour les 25 ans et moins, les membres des communautés autochtones et les personnes handicapées et leur accompagnateur
Bonne visite!